" />
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CinéLaudon, votre cinéma situé à Saint-Jorioz.

JOURNEE DU PATRIMOINE Les métiers d’hier à l’honneur pour la SOIREE DU PATRIMOINE

19 Septembre 2021 , Rédigé par ciné laudon Publié dans #Animation

 

 

Nouvel article sur CINE LAUDON

 

Les métiers d’hier à l’honneur pour la SOIREE DU PATRIMOINE

par CINE LAUDON

Les métiers d'hier, un passé pas si lointain ….
Voir ou revoir le travail artisanal d’un boulanger, d'un taillandier, d'un pêcheur ou d'un fruitier, que nous avons, pour certains, vus à l’œuvre, procure toujours un agréable moment de plaisir.

Madame Elisabeth VELLAND (épouse de l’ancien boulanger de Saint Jorioz) et Monsieur François AGUETTAZ (enfant du pays), ont enrichi la soirée par leurs commentaires et anecdotes intéressantes.

LE PAIN MODERNE

réalisé en 1973 par Auguste VELLAND

Nous assistons à la fabrication du «pain mécanisé», tel qu'il s'appelle en 1973. De 22h au petit matin, nous suivons les étapes: pâte, première levée, découpe, mise en forme, rangement sur le grigne, deuxième levée, cuisson à 200° dans le four rotatif et enfin la mise en rayon dans l’ancienne boulangerie de SAINT JORIOZ. Les formats des pains correspondent aux attentes de l’époque.
« Nous faisions environ 450 couronnes de 2.5kg, qui se conservaient très bien et que nous livrions dans les hameaux. Aujourd'hui ce format n'existe plus» nous dit Madame VELLAND.
Monsieur AGUETTAZ nous précise que «la modification des farines et du temps de fermentation seraient à l’origine des problèmes de gluten actuel».

LE TAILLANDIER

réalisé par Claude BONDIER en 1990

Bernard VOISIN aiguise un «goyet tout machuré» et forge, sous nos yeux, une hache à ébrancher. Avec un morceau d’acier suédois, et entre autres, un marteau, une enclume, un soufflet, un seau pour la trempe, et un savoir faire de 53 ans de métier qui font «qu’on y a tout dans l’œil sans prendre de mesure», voilà que sort un outil aux dimensions 18/18 solide et opérationnel.
Et M VOISIN de dire «les outils de maintenant ne tiennent pas le coup. Les gars, y s’ cassent pas le c… Tout est dans le martelage, la trempe et le revenu.»

François AGUETTAZ nous remémore les moulins autrefois en place le long du Laudon, qui permettaient aux artisans d’avoir l’énergie nécessaire à leur activité. Pour bénéficier constamment de cette force motrice, l’entretien était indispensable mais difficile, et les périodes de sécheresse tout comme celles d’eau glacée impactaient fortement la fabrication… Une époque pas tous les jours facile !!

FRUITIERE d’EPAGNY

réalisé par Auguste VELLAND en 1991

Nous suivons la transformation du lait, du pesage à la vente finale aux particuliers. Le lait bien sûr était vendu chaque soir, mais en parallèle, dans le laboratoire, nous suivons la fabrication des faisselles, de la tome blanche, du gruyère, du reblochon, le façonnage des plaques de beurre (moulées en forme de coq de basse cour pour les communions ou au relief de gentianes). Le petit lait final faisait le régal des cochons et effectivement, on avait toujours une porcherie à côté de la fruitière. Une époque du ZERO déchet avant qu’on ait besoin de la nommer …

«Le mot FRUITIERE vient du latin FRUIT, qui signifie travail en commun» nous indique François AGUETTAZ, lorsque le public l’interroge sur le lien entre le nom et le métier. Et il précise «A l’époque, il y avait 3 fruitières à SAINT JORIOZ. C’était en 1959, quelques 400 000 litres de lait qui était apportés à la fruitière du Villard, par des fermes de toutes tailles. Aujourd’hui une société collecte par camion le lait des 4 gros producteurs locaux.»

LA PECHE PROFESSIONNELLE

réalisé par Claude BONDIER en 1992

Nous suivons la sortie du pêcheur sur le lac, la pose des filets sur la barque, puis leur mise à l'eau, leur levée au petit matin et le tri du poisson (sur place ou à terre). Une fois rentré, c’est la réparation éventuelle des filets que l’on repositionne correctement pour le lendemain. Le processus reste identique sur le lac d’Annecy comme sur le Léman.
«En 1970, on comptait sur le lac d’Annecy, 35 pécheurs professionnels contre 2 seulement en 2021 (mais quelques 1500 amateurs les ont rejoins aujourd'hui). Avec 12 à 20 kg journaliers pour chacun des 2 professionnels, ils alimentent certains restaurants du bord du lac. » François AGUETTAZ

Les projections des anciens films réalisés par des cinéastes amateurs du coin, organisées par CINELAUDON lors des Journées du Patrimoines ont toujours un grand succès. Comme quoi un petit regard vers le passé est toujours source d’émotion et de plaisir…


   
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article