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Une soirée dédiée au CINEMA ITALIEN avec SOLE...

8 Octobre 2021 , Rédigé par L'équipe du Cinélaudon @2021 Publié dans #Animation, #Buzz

Une soirée dédiée au CINEMA ITALIEN avec SOLE...

Mardi  5 octobre, CINELAUDON a eu le plaisir de s’associer au festival du film italien d’Annecy, en proposant SOLE, le premier long métrage de Carlo SIRONI, histoire d’une rencontre particulière entre Lena, une immigrée polonaise, enceinte, et Ermanno, un jeune orphelin italien, au service d’un couple désirant à tout prix un enfant. Ce film a été présenté aux festivals de Venise en 2019 et de Berlin en 2020.


Le public, très attentif, a pu apprécier cette œuvre très intimiste, huis clos centré sur les 2 personnages principaux, mais également bénéficier des commentaires avisés de Mme Clizia CENTORRINO, docteure en études cinématographiques, réalisatrice de documentaires, et spécialiste du cinéma italien.


Mme CENTORRINO a mis l’accent sur les thèmes traités par Carlo SIRONI dans son film et qui lui sont chers: 
-    la gestation pour autrui : toujours illégale en Italie, elle est cependant utilisée par de nombreux couples stériles, qui n’hésitent pas à détourner la loi en «achetant» des bébés portés par des jeunes femmes des pays de l’Est notamment.
Ce film a rencontré beaucoup de succès dans les pays où cette pratique est très courante, comme l’Inde. 

-    La paternité: peut-on être père très jeune? Peut-on devenir père d’un enfant qui n’est biologiquement pas le sien? 

Le format utilisé pour ce film, 4/3, que l’intervenante a qualifié de «claustrophobique», renforce l’omniprésence des deux protagonistes, leurs regards et leurs silences, les décors extérieurs, neutres et impersonnels, restant quasi inexistants. Le réalisateur a également souhaité souligner la distance entre les 2 personnages en associant une actrice professionnelle (Sandra DRZYMALSKA) à un lycéen novice (Claudio SEGALUSCIO) qui incarne comme il le souhaitait une douceur mélancolique cachée par une indifférence apparente.
Carlo SIRONI s’est par ailleurs inspiré du photographe américain Todd HIDO, et de ses photos de maisons aux murs nus, et a beaucoup utilisé la couleur bleue (la mer, la machine à sous) pour renforcer la mélancolie de son film. 
Pour terminer sur une note plus gaie, Mme CENTORRINO  souligne l’importance du prénom SOLE, choisi pour le bébé objet de tous les désirs ; ce soleil qui finalement apporte l’espoir d’une vie nouvelle.


Les questions et remarques du public ont porté sur le procédé de tournage, une amatrice de films italiens estimant notamment que la succession des plans et des images (style photographique) pouvait parfois nuire à l’action, et sur le sujet de la gestation pour autrui parfois pratiquée à outrance. 
A un spectateur s’interrogeant sur l’accueil du public italien, Mme CENTORRINO a indiqué que le film était sorti dans les salles italiennes à une période peu favorable (quelques mois avant la pandémie), et que d’une manière générale, la fréquentation des cinémas est beaucoup plus faible en Italie qu’en France (30%), les films italiens étant davantage projetés à l’étranger que dans leur propre pays. 


L’Assemblée a chaleureusement remercié Mme Clizia CENTORRINO pour son éclairage sur ce film et sur les spécificités du cinéma italien!

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